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On commence par deux enquêtes nationales sur la situation des PME et ETI:

– selon une enquête du cabinet Altares publiée par le magazine Challenges, 58% des PME sondées ont enregistré une activité réduite pendant le confinement ;

– selon une enquête de la Team France Export, 55 % des PME ont exporté durant le confinement et 70% des ETI ont poursuivi leurs activités à l’international.

Un point sur quelques secteurs en région mis en avant par la presse

D’abord concernant le tourisme, à Cannes, cinq congrès ont été annulés au Palais des Festivals, ce qui représenterait un manque à gagner de 500 millions d’euros pour l’activité économique de la Ville, et une perte de 50% du chiffre d’affaires du Palais, déclare Didier BOIDIN, Directeur de la Semec. La reprise commence cependant à être abordée, et deux salons sont maintenus en septembre. La Semec travaille à plusieurs mesures pour assurer le rebond: campagne de communication, maintien du lien avec les clients, création d’un club d’ambassadeurs experts pour réfléchir aux salons de demain, et création d’un label sanitaire international pour garantir la sécurité des participants et les rassurer.

Ensuite, concernant l’immobilier,  “Même si elle reprend doucement, l’activité va redémarrer”, indique Jean-Luc LIEUTAUD, Président du Pôle Unis Provence-Alpes-Côte d’Azur. 45% des transactions ont tout de même pu être effectuées en avril, et l’activité du secteur s’est maintenue à 85%-90%, même à distance.

Enfin concernant la culture, les diverses filières sont durement affectées. Selon Gil MARSALLA, Délégué Sud-Est du Prodiss, syndicat majoritaire du spectacle vivant en France, les entreprises de sa filière sont toutes à l’arrêt et au chômage partiel au minimum jusqu’au 30 novembre 2020. A Cannes, Nice ou encore Antibes, de nouveaux formats d’événements sont en cours de création pour permettre au secteur de maintenir une partie de son activité.

Et comme chaque semaine en cette période de crise du Coronavirus, nous vous proposons un aperçu de la situation en région Sud du point de vue des entrepreneurs.

Les entrepreneurs régionaux se réorganisent face à la crise:

Le digital, le management et ses engagements ont permis à Kaporal de maintenir son activité pendant le confinement et d’assurer sa reprise. Selon sa Directrice Générale, Laurence PAGANINI, la marque prépare un site internet B2B pour présenter virtuellement sa prochaine collection et permettre la prise d’ordre en ligne, et réfléchit à une solution technologique permettant la génération automatique de visuels 3D sans qu’il soit nécessaire d’organiser des shootings. Kaporal lance également Instant VIP, un nouveau service client qui permet aux clients d’avoir la boutique pour eux.

Les restaurants du groupe Giraudi dont certains fonctionnaient en drive pendant le confinement, devraient ouvrir début juin. Les espaces vont notamment être réaménagés pour permettre de bien espacer les tables, indique le dirigeant Riccardo GIRAUDI.

–  Art & Nettoyage a pu maintenir 70% de son activité pendant la crise en s’adaptant à la situation sanitaire, indique son dirigeant Serge GIORDANO. L’entreprise a également profité du confinement pour faire former les salariés au chômage partiel via le dispositif FNE-Formation.

Ponant travaille à des protocoles sanitaires pour la reprise des croisières. Pour son Directeur Général Adjoint, Hervé BELLAICHE, le but est de mettre en place une véritable “bulle sanitaire” étanche pour les passagers et les équipages.

Les entrepreneurs régionaux trouvent de nouveaux relais de croissance:

Grâce à sa solution de création de boutique en ligne, le chiffre d’affaires de Wizishop a augmenté de 112% par rapport à l’année dernière.

– Fort de son expertise sur les autos depuis 17 ans, CosmétiCar adapte son concept de lavage sans eau aux bateaux. L’entreprise souhaite transformer la crise sanitaire en opportunité et développer le traitement à l’ozone, aux propriétés virucides et bactéricides. D’après son dirigeant, Richard MASSON a vu cette activité grandir de 1% à plus de 90% de son activité globale.

Les entrepreneurs régionaux anticipent “l’après”:

Saphelec a vu la demande fortement augmenter pour son système de visio-conférence. L’entreprise se tourne maintenant vers la reprise. “Le vrai business va débuter maintenant, avec les gens qui rentrent dans leur entreprise”, indique son Président, Hervé MANGOT.

Marcel RAGNI affronte la deuxième crise depuis qu’il a pris la direction de la société familiale RAGNI SA. “L’entreprise est saine, bien assise, et je pense que les valeurs que nous portons, le développement durable, la RSE, le circuit court, l’innovation et la qualité, vont dans le bon sens”, déclare-t-il.

Les Agences de Papa poursuit son développement. L’entreprise a ainsi recruté 15 salariés pendant le confinement, et prévoit toujours une levée de fonds, selon son cofondateur, Frédéric IBANEZ.

Barjane souhaite renforcer son engagement pour le développement durable et sa politique RSE. Sa Directrice Générale, Julie BARLATIER-PRIEURET souhaite notamment réduire les déplacements, les coûts, la pollution et optimiser la logistique.

Ombrea poursuit sa progression et prévoit de s’étendre sur le territoire national.

Résistex a vu son activité baisser de 30% pendant la crise, mais maintient, voire accélère, tous ses objectifs: accélération de l’investissement et des embauches pour compenser les pertes, et mise en place de son business plan “Horizon responsable 2023”.  “Nous n’allons pas attendre la reprise, nous sommes la reprise !”, déclare son dirigeant, Bernard ALFANDRI.

Agrove lance début juin une campagne de financement collaborative pour finaliser ses kits potager intelligent,  indique Céline PICOT, associée de l’agence en charge du développement de l’activité, de la stratégie marketing et spécialiste RSE.

– Les enfants sauvages a lancé une campagne de financement depuis le 20 avril, qui lui a permis de récolter plus de 4 000 préventes de son déodorant bio naturel, explique son dirigeant William WAUTERS.

Ystea Learning  espère accélérer sa notoriété et multiplier les clients dans les mois à venir. « Nous aimerions signer une vingtaine de plateformes d’ici à la fin de l’année », précise sa co-dirigeante, Audrey BARRIERES.